Skip to content

Les Territoires de l’art et du numérique : quels imaginaires ?

avril 8, 2011

A la suite du colloque 1 dont les actes furent publiés aux éditions Entreptemps, nous organiserons “ Poétique du numérique 2”. La thématique suivante sera au cœur de la réflexion : “Les territoires de l’art et le numérique, quels imaginaires ?

Les nouveaux médias, autour de l’Internet, redistribuent les médiations entre les parties et le tout et bousculent les frontières de l’art et ses sites (Cauquelin, 2002). Ces médias forment un champ d’exploration pour les transformations liées à l’avènement d’une écriture générique dite "multimédia". La raison graphique côtoie une raison computationnelle et engage ainsi toute l’activité symbolique dans un nouveau cycle, après l’imprimerie et l’audiovisuel, pour proposer un imaginaire et de nouveaux contenus.

Les réseaux numériques des télécommunications, de leur côté, redistribuent aussi les relations entre le langage, les corps et les objets. Des phénomènes de transfert et de transaction viennent parachever des mutations de l’art qui sont directement reliées à une industrialisation du symbolique. Un modèle économique de développement  en devenir interroge aussi, après les industries culturelles, le statut de l’art et des images des cultures actuelles.

Les mutations contemporaines n’imposent-elles pas une redéfinition des territoires de l’art ? Cette interrogation recouvre des réalités bien différentes, empilées et stratifiées, mais aussi interconnectées : territoire de mémoire, de patrimoine, à dimensions variables et changeantes mais aussi territoire "vectorialisé" par les infrastructures de communication. L’avènement du numérique, avec ses pratiques de « dématérialisation » et de délocalisation, met à mal les anciennes frontières ainsi  que les usages établis, au risque d’une perte de repères. Dans le même temps, les territoires ne permettent-ils pas un nouveau maillage de l’espace parcouru, et une  manière nouvelle de parcourir les lieux ? Loin du retour à un “art social”, faut-il condamner pour autant « les usages sociaux de l’art » (Jeudi, 1999) qui seraient compatibles avec des initiatives locales, des solidarités nouvelles, des lieux virtuels de création collective permettant de mettre à jour et intelligence et une sensibilité (Stiegler, 2005) en réseau constituant un noyau éclaté de l’urbanité contemporaine ?

Poétique du numérique 2, les 15 et 16 avril à Nantes et La Roche-sur-Yon

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :