Fight for Kisses, une publicité qui a du punch
Quand une publicité crée la surprise, c’est déjà bien. Mais si en plus elle est un vrai film d’animation, c’est encore mieux. C’est le parti pris de Wilkinson avec sa pub Fight for Kisses qui met en scène un bébé qui se bat contre son père pour attirer les câlins de sa mère. Le pitch ? Le père se sent délaissé jusqu’au jour où il découvre les lames Wilkinson qui lui font une peau de bébé. C’est alors que commence une bataille pour laquelle le bébé s’entraîne pour faire le poids. Mais ce qui surprend, c’est l’utilisation de la 3D, d’un réalisme époustouflant. Comme pour les publicités Evian, qui ont ouvert la brèche, l’animation vient au secours des publicitaires et leur permet tous les scenarii avec des bébés. Judicieux !
Un article Arty Maria
Digital Flux #2
Il s’agit de la suite du cycle thématique Digital Flux dont le but est de rapprocher différents niveaux d’enseignements autour des arts plastiques contemporains. S’il est vrai que l’Atelier d’arts numériques à l’ESAPV est sans doute le seul en Communauté française, avec celui de l’ERG qui soit véritablement organisé et structuré comme un atelier à part entière au même titre que celui de l’atelier peinture, inviter de jeunes artistes tout récemment sortis de l’Ecole manifeste aussi le souci de rapprocher différents niveaux d’enseignement autour des arts plastiques contemporains.
Digital Flux #2 nourrira différents aspects des arts numériques tous liés à cette idée du flux numérique ou plus précisément à sa réalité qui nous traverse au quotidien.
Michel Cleempoel attire notre attention sur la captation et l’utilisation des données personnelles par les grandes entreprises du Net.
Sylvain De Vreese rappelle l’importance des créations numériques liées au domaine du jeu.
David Dufour nous invite à un voyage dans le temps mais ici ce sont les mots, les phrases et leur écoulement au fil du temps selon une procédure réglée qui nous offre en définitive une véritable horloge.
Conversation avec ces artistes le samedi 11 février à 15h30 aux Ecuries.
Exposition du 25 janvier au 4 mars
Du mercredi au samedi de 15h à 18h / Dimanche de 10h à 13h
Ecuries, Place Gilson 3, 1170 Bruxelles
Entrée libre
Invention of Love (2010)
Aujourd’hui, à travers cette séquence d’animation, nous allons parler d’amour. Invention of Love est une histoire d’amour, de sentiments et de romance tout en musique. Le fond sonore nous transporte dès les premières notes. L’arrière-plan, tout en aquarelle et légèreté, sublime les personnages qui n’existent que par leur ombre. Le style exprimé reprend les codes des arts déco pour notre plus grand plaisir. Toutefois, ne vous arrêtez pas aux décors somptueux des cinq premières minutes. La désillusion, l’ultra-urbanisation et l’angoisse pointent également leur nez dans ce court-métrage russe réalisé par HHG Film Company qui a décidément tout d’un grand.
Olivier Chiappone : des clichés éblouissants
Ayant étudié la production industrielle et les mathématiques avec une spécialisation hélicoptère, rien ne destinait Olivier Chiappone à être photographe. Et pourtant, c’est grâce à son oncle qu’il a découvert le monde de la photographie. Il a, par ailleurs, passé la plupart de ses étés à travailler sur des films de long métrage. Et ce sont ces expérience qui ont nourri en lui une véritable inspiration vers la photographie de mode.
D’origine méditerranéenne, ses cliché révèlent essentiellement de sublimes jeux de lumière. Olivier Chiappone est spécialisé dans les photos de lingerie et maillots de bain et cherche à mettre en avant la beauté de la photo dont il précise qu’elle peut être belle indépendamment de son sujet. Il n’est pas cantonné dans un seul type de photo et réalise au contraire des clichés très variés. Selon lui, le numérique a cassé le rythme du monde de la photo puisqu’aujourd’hui son métier consiste à shooter le jour et retravailler les photos la nuit.
Un article Carrefour de l’art digital
Clip pour les 50 ans de Doc Martens
A l’occasion de ses 50 ans, la célèbre marque Doc Martens a demandé à dix artistes de revoir des classiques cultes à leur sauce et à dix réalisateurs de concevoir les clips all. Avec ce coup de maître, Doc Martens crée un buzz alliant musique et vidéo. Le clip de la reprise par The Cinematic Orchestra de Lilac Wine de Jeff Buckley pour la reprise est un petit bijou d’animation réalisé par Blind (ou plutôt BL:ND). La vidéo est tout en courbes qui dessinent des feuilles, des poissons, un visage, des papillons qui virevoltent… De jolies calligraphies à suivre en musique.
Un article Arty Maria
The Simpsons Intro – Ke$ha
Il y a quelques temps on apprenait l’arrêt de la série « The Simpsons ». Autour de moi, de nombreuses personnes en étaient réellement tristes, voire même bouleversées. Je n’ai pas compris cet état. Pour moi c’était la fin d’une série. En fait, c’est bien plus. Les Simpsons sont les premiers personnages de dessin animé qui ont fait rêver des milliers de jeunes enfants puis adolescents et aujourd’hui jeunes adultes. Ils ne sont pas seulement les débuts de l’art digital avec des effets parfois assez ratés, des couleurs criardes et une « platitude » 2D bien marquée. Ils sont ce qui a inspiré de nombreux artistes qui ont décidé, à leur tour, d’expérimenter l’art en 2D puis en 3D. Derrière les artistes actuels qui proposent régulièrement des animations réalistes où le moindre détail est retravaillé des dizaines de fois, se cachent toujours quelques anciens rêveurs de Simpsons. Voilà pourquoi aujourd’hui nous vous proposons une introduction spéciale proposée lors de l’un des épisodes, réalisée il y a près d’un an, où les vieux Simpsons réadaptaient le tube du moment « tik tok » démontrant ainsi qu’ils étaient toujours d’actualité.
(E)mergences
Lux Scène Nationale propose du 18 au 21 janvier 2012 un rendez-vous de la création numérique avec le festival (é)mergences.
(é)mergences révèle le foisonnement de la création stimulée par les nouvelles technologies, fertilisée par les étonnantes rencontres entre artistes et scientifiques. Après le jeu vidéo, cette édition se consacre aux arts visuels innovants en dialogue avec la musique et les recherches sonores. Groupe de musiciens issus de la scène actuelle, formation inclassable mariant avec élégance inspiration acoustique et électronique, graphisme et vidéo, nouvelles technologies et bibelots anciens, EZ3kiel est l’invité emblématique de cette édition, avec un concert exceptionnel et une installation.
Dans le cadre de l’Atelier Arts/Sciences de l’Hexagone Scène nationale de Meylan, EZ3kiel, principalement son bassiste et talentueux graphiste Yann Nguema, ont créé l’installation Les Mécaniques poétiques pour laquelle certaines des technologies issues de la recherche scientifique sont détournées au service d’œuvres sonores et interactives. A travers ces boîtes à musique d’un nouveau genre, l’art et la haute technologie s’associent pour créer un univers singulier peuplé d’objets hybrides aussi troublants que féeriques.
En écho, lux a convié le centre d’innovation numérique Erasme à exposer dans son lab’expo ses recherches et prototypes d’interfaces qui ouvrent de nouveaux usages pour la pédagogie et la muséographie. La résidence virtuelle est une formule qu’Erasme développe avec notamment le musicien Lionel Marchetti, qui ponctue (é)mergences de plusieurs points de rencontres originales : concert de Revox, installation…
En prolongement de ces expérimentations, (é)mergences invite à réfléchir sur les nouvelles pratiques offertes par les technologies et le renouvellement du partage des savoirs, tant dans les écoles d’art que dans les institutions culturelles, à travers deux journées d’échanges, restitutions et tables rondes entre créateurs, chercheurs, producteurs, acteurs de l’éducation.
Scène ouverte à la création numérique en région, une Nuit excentrique clôturera avec panache ces (é)mergences artistiques.
Du 18 au 21 janvier 2012
Lux Scène nationale
36 bd du général de Gaulle
26000 Valence
Jeremy Young
Jeremy Young fait partie des digital artists qui ont su tirer leur épingle du jeu et se faire remarquer dans le bon sens du terme. Illustrateur, graphiste, il a créé un univers qui lui est propre, entre portraits et figures imaginaires.
Ses images ont des lignes franches et sont esthétiquement épurées. Les aplats de couleurs dessinent des formes incomplètes qui laissent deviner une image complexe, travaillée, vue dans son ensemble par l’artiste qui n’en dessine qu’une partie. Même lorsqu’il utilise le noir et blanc, l’émotion est palpable, les contours forts, le visage expressif, comme dans l’œuvre Boundless Delight présentée ici.
Jack Addis : collages en couleurs
Prenez des photographies de personnalités, de paysages, découpez-les, réassemblez-les et ajoutez-y en passant quelques couleurs vives tendant sur le fluo et vous aurez une idée du travail de Jack Addis.
Cet étudiant diplômé de la Bath School of Art and Design joue avec les photographies comme les enfants avec des images qu’ils découpent. Certains collages semblent presque réalisés à partir de chutes de documents passés à la déchiqueteuse. Pourtant, c’est bien l’outil informatique qu’utilise Jack Addis pour (re)donner vie à ces clichés et laisser apparaître une nouvelle interprétation de l’image.

